Le projet du carré de l’imprimerie avait comme intérêt de se vouloir global et non un simple projet immobilier. Il avait pour vocation de contribuer à la redynamisation du cœur de ville avec en particulier un grand volet culturel.

L’ambition générale semble avoir été abandonnée afin de faire coïncider une somme d’intérêts qui ne sont pas ceux des Gapençais·e·s.

Le premier intérêt étant de cocher en urgence une promesse électorale. Le second, de pouvoir justifier d’un projet afin de parvenir à expulser au plus vite la maison Cesaï de ses occupants.

Rappelons que l’occupation de cette maison fait suite à celle de la maison Cézanne et que depuis des mois, aucune solution digne et durable n’a été proposée.

Le troisième intérêt est sans doute celui du groupe immobilier, membre d’action logement, qui achète l’ensemble du foncier. Une enquête de France Inter intitulée « Budget 2020 : la cagnotte d'Action Logement dans le collimateur du gouvernement... » nous donne sans doute des pistes sur leurs intentions. Cette enquête parle d’une cagnotte de plus de 8 milliards d’euros de trésorerie pour Action logement au niveau national, sur laquelle l’Etat souhaite mettre la main depuis plusieurs mois. Les bailleurs sociaux privés sont d’ailleurs dans le collimateur de l’Etat depuis quelques temps car ils feraient surtout fructifier leur patrimoine, sans toujours remplir leurs missions.

Évidemment cela doit nous interroger. Depuis la vente de la Providence à ce même groupe, les travaux n’ont pas commencé et surtout aucun modèle économique futur n’a été trouvé, si bien que le promoteur se retourne vers les finances publiques pour boucler son budget.

Cette convergence d’intérêts risque de se faire contre l’intérêt des Gapençais·e·s et la re dynamisation du cœur de ville.

Aucune singularité ne se dégage du protocole de vente voté au dernier conseil municipal. Il n’y a pas d’engagement environnemental ambitieux, aucune vision sur un habitat qui prenne en compte les besoins réels des habitants, aucune proposition liée à la prise en charge de la dépendance ou de l’intergénérationnel, aucune vision culturelle au-delà de l’existant, aucun apport de services publics…
Le projet se limite à des murs commerciaux, des logements et des parkings. 
Cette « banalisation » du projet éloigne « le carré de l’imprimerie » du contexte local et des besoins de tous les habitants de notre ville.

Nous nous engageons, si nous sommes élus, à faire que ce projet soit en adéquation avec les finalités sociales, économiques et environnementales attendues par les  Gapençais·e·s pour leur centre-ville.

Nous proposons de revoir intégralement ce projet en lui donnant l’ampleur qu’il mérite.

En mettant autour de la table, la société civile, les acteurs économiques, les partenaires institutionnels et des bureaux d’études, nous réaliserons le « carré de l’imprimerie » des Gapençais·e·s.

Les problématiques identifiées à ce jour pour atteindre les finalités sociales, économiques et environnementales attendues sont, entre autres :

  • donner les moyens aux cinémas d’être au cœur de ce projet et créer des espaces culturels nouveaux ainsi que des commerces sur cette thématique
  • créer des espaces de restauration, de vie du quotidien et de convivialité.
  • intégrer des services publics.  Nous pensons notamment à la création d’une salle moderne pour faire suite au Royal, dans l’objectif de la mettre à disposition des acteurs associatifs pour se réunir.
  • anticiper les besoins scolaires, l’école Pasteur pourra-t-elle accueillir l’augmentation d’effectif générée par la création de nouveaux logements ?
  • concevoir le carré de l’imprimerie comme un véritable éco-quartier.

Parallèlement à la réalisation du carré de l’imprimerie, nous nous engageons à être acteur, en lien avec l’Etat et le Conseil départemental, de la création à Gap d’une véritable solution d’accueil pour les demandeurs d’asile. Cette solution doit éviter de simplement « déplacer à nouveau le problème » et permettre de répondre aux besoins de toutes les personnes.