Après 3 semaines de confinement et les nombreuses alertes des acteurs de la solidarité sur notre territoire, les réponses apportées aux différentes situations de ceux qui sont dans le besoin ne sont toujours pas à la hauteur.

Nous sommes particulièrement inquiets pour les mineurs isolés. Bien que Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance déclarait le 22 mars “évalué mineur ou majeur, chaque jeune qui le demande sera mis à l’abri” ni l’État ni le Département ne semblent prêts à appliquer ces directives gouvernementales.

Et à Gap, nous en sommes hélas très éloignés dans la réalité.

Au-delà du nécessaire respect des droits humains, il en va aussi des principes de santé publique et donc de la protection de toute la population, si cruciale en cette période. Une personne pourrait ainsi agir pour mettre les différents acteurs devant leurs responsabilités. Il s’agit du maire de la ville.

Nous demandons que la mairie dédie un espace municipal, par exemple un centre de loisirs, pour permettre l’accueil des mineurs.

Nous lui demandons également de coordonner les actions de solidarité dans la ville et de veiller à ce que les personnes, qui n’ont que la rue comme lieu de confinement, soient prises en charge et nourries. L’ouverture de la cantine d’un établissement scolaire peut être une réponse adaptée aux besoins.

Dans cette période particulièrement singulière, notre collectif « Ambition pour Gap » est convaincu que le respect des droits humains doit l’emporter sur les réticences idéologiques du maire de la ville à agir pour loger ceux qui sont sans solution d'hébergement.
Nous pensons qu’il est temps de faire primer l’humanité et d’agir concrètement pour tous les habitants de la ville sans discrimination.