Notre programme propose des actions de prise en compte de la santé dans son sens le plus large tel que défini par l’OMS (Organisme Mondiale de la Santé)  :

« La santé c’est un état de bien-être physique, mentale et sociale ».

La santé n’est pas une compétence communale à proprement parler, mais la commune peut se saisir de ce thème. Nous proposons que la ville de Gap intègre le réseau des villes santé de l’OMS, comme d’autres villes du département l’ont fait (Briançon, Embrun), réseau prenant en compte les paramètres d’environnement et de cohésion sociale dans ses objectifs.

Les notions de biens communs et primordiaux que nous mettons en avant dans notre programme comprennent l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons. La santé c’est donc une notion de quotidien mais aussi d’anticipation de l’avenir.
En remettant la nature au cœur de la ville, nous reconnaissons pleinement l’influence des arbres et des espaces végétalisés sur la santé physique et mentale des habitant·e·s : la nature favorise l’activité physique, joue sur la qualité de l’air et le confort thermique ; la nature apaise, elle a des impacts positifs sur la « fatigue mentale » et la perception du bruit.
En intégrant un volet sport important nous avons pris en considération le lien sport/ santé, le sport étant vecteur de bonne santé (accès pour tous, carte prépayée...) dont les vertus thérapeutiques (sport sur ordonnance) seront encouragées avec l’aide des professionnel·les.

Pour avoir accès à la santé :

  • il faut d’abord connaître ses droits.
    Pour cela, nous proposons de renforcer les compétences du CCAS et des centres sociaux en formant du personnel pour informer, accompagner et orienter les personnes vers leurs droits de santé et sociaux afin d’éviter que des personnes ne puissent se soigner. Or, c’est une question de santé publique, la prise en charge correcte et rapide des soins, c’est pour le bien de tous et cela limite aussi les coûts.
  • Ensuite, il faut qu’une couverture adéquate et complète soit possible sur le territoire, avec des délais raisonnables. Aujourd’hui, sur Gap, il est compliqué d’avoir un médecin généraliste référent. Nous nous saisirons de tous les outils disponibles pour rendre attractif la ville. La mise en place d’une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé" (CPTS) peut être proposée. Financée par l’Etat, sa mission est de mieux organiser la réponse aux besoins de santé de la prévention à la favorisation de la venue d’étudiants en médecine en passant par la facilitation d’accès aux soins urgents sans oublier le volet santé mentale. Aujourd’hui, les besoins en dentistes, gynécologues et ophtalmologie sont très déficitaires sur le bassin Gapençais.

La mise en place du paramètre santé dans la définition du programme d’Ambitions pour Gap nécessitera le renforcement des partenariats avec l’ARS (Agence régionale de santé), le Conseil départemental de santé, les mutuelles et l’hôpital public, tout comme le secteur libéral.

La santé publique nous concerne tous ; Ambitions pour Gap vise cet objectif dans le cadre d’une nouvelle gouvernance.