Ce soir, Roger Didier a fait preuve de son total mépris de la démocratie et du débat.

Le conseil municipal s’est déroulé dans un climat délétère et de défiance vis-à-vis des élu·e·s de notre groupe.

Au nom des Gapençaises et des Gapençais que nous représentons, nous avons demandé une représentation proportionnelle de nos élu·e·s dans toutes les commissions et les instances où la commune est représentée. Cela nous a été catégoriquement refusé. Une nouvelle fois, Roger Didier a prouvé qu’il se comportait en pur autocrate, méprisant l’opposition, démontrant son refus de débattre, sa volonté de ne jamais être contredit.

Nous avons proposé d’introduire autant que possible des citoyens dans les instances de contrôle, en particulier des délégations de service public. Une nouvelle fois, refus total du maire. En contradiction flagrante avec ses engagements de campagne sur la démocratie participative, nous ne pouvons que constater le refus d’associer les citoyen·ne·s à la construction des politiques publiques.

Premier magistrat de la ville, Roger Didier a fait voter, en toute illégalité, une délibération qui introduit une discrimination entre les différents conseillers municipaux lors du vote des indemnités.
En effet, à statut égal, les conseillers doivent recevoir une indemnité équivalente, quel que soit leur sexe, leur couleur de peau, leur religion, leur orientation sexuelle ou leur sensibilité politique.
Pourtant, les élu·e·s de la majorité auront des indemnités, ceux de l’opposition, rien, malgré leur forte implication dans le débat et de leur travail.
Nous avons donc proposé qu’aucune indemnité ne soit attribuée, ni aux conseillers municipaux de la majorité, ni à ceux de l’opposition.

Lors de ce conseil, nous avons évoqué l’absentéisme des élu·e·s de la majorité. Lors du dernier mandat, certains des élu·e·s de la majorité ont franchement manqué à leurs devoirs. Pourtant ils sont toujours là et il ne leur a pas été demandé leur démission.

Entre 2014 et 2020, les indemnités des conseillers municipaux sans délégation étaient d’environ 80 € par mois, ce qui représente près de 6 000 € sur 6 ans. Pour le mandat 2020-2026, le maire propose de les porter à 10 000 €. Nous considérons anormal de verser une telle somme à des personnes qui brillent par leur absence. Nous pensons que cet argent serait plus utile pour des projets associatifs ou scolaires.

Alors que tout le pays parle du monde d’après, n’enfermons pas notre ville dans un monde daté.

Les élu·e·s Ambitions pour Gap au Conseil municipal