Ambitions pour Gap porte des valeurs écologistes, humanistes et progressistes.

Nous avons la volonté de permettre à chacun·e de vivre mieux, aujourd’hui, tout en pensant l’avenir pour faire face aux grands défis qui s’annoncent.

La spécificité de notre liste est que plus de la moitié de l’équipe vit ou vient de vivre dans sa famille la petite enfance au quotidien.

Le mode de gouvernance collective que nous pratiquons est une des réponses au fait, d’avoir le temps “d’être parents” tout en ayant la volonté et la possibilité de s’investir pour Gap, de s’engager dans la société.

Quelle gouvernance pour la mise en œuvre de la politique petite enfance et parentalité souhaitez-vous ?

Aujourd’hui, en France, le premier mode de garde, pour les enfants de 0 à 3 ans, est “les parents”. Il apparaît donc essentiel, en premier lieu, de les soutenir. Ce soutien consistera à développer plusieurs moyens et actions qui permettent d’accompagner au mieux les parents dans “la parentalité” :

  • Nous développerons des lieux et des temps d’accueil adaptés aux familles gardant leurs enfants de 0 à 3 ans. Pour ce faire, nous nous appuierons sur les centres sociaux, le CCAS, les structures et équipements existants (ludothèque, médiathèque,..) mais également sur le tissu associatif que nous soutiendrons. 
  • Nous proposons de travailler sur la notion de “répit parental”, c’est à dire le besoin qu’un parent peut parfois avoir de « faire une pause », et surtout de l’accompagnement d'un tiers dans la relation parent-enfant (en cas par exemple de dépression du post-partum, burn out familial, sentiment d’isolement, maladie d'un des parents, handicap ou maladie dans la fratrie...)
  • Nous renforcerons le temps dédié « Enfants-Parents » dans les centres sociaux. Quatre de nos centres sociaux sont reconnus “Lieu d'accueil enfants-parents" (par la CAF), mais n'ont pas les moyens suffisants pour ces missions. On peut par exemple imaginer que ces temps soient préparés et animés par des intervenants spécialisés (type Educateurs Jeune Enfants).

Le deuxième mode de garde, en France est “les assistant·e·s maternel·le·s”. Il s’agit d’une compétence gérée par le département. La ville peut cependant être actrice de véritables solutions facilitant et améliorant qualitativement le travail des assistant·e·s maternel·le·s et donc le bien-être des enfants :

  • Faciliter la mise en réseau des assistant·e·s maternel·le·s en redonnant des moyens et en soutenant le relais d’assistant·e·s maternel·le·s et la crèche familiale.
  • Comme pour les parents gardant leurs enfants, développer des lieux et des temps d’accueil adaptés ouverts aux assistant·e·s maternel·le·s, s’appuyer sur les centres sociaux, le CCAS, les structures et équipements existants (ludothèque, médiathèque,..) mais également sur le tissu associatif, en soutenant les associations en lien avec les questions liées à la parentalité. 

Le 3° mode de garde est “les crèches”. C’est aussi le mode de garde préféré des parents !

Nous pouvons intervenir sur les crèches municipales bien sûr, mais aussi soutenir les crèches associatives. Notre vision pour développer un environnement éducatif, affectif, matériel, humain et social adapté, favorable au bon développement de l’enfant et de sa famille est détaillée en réponse à la question suivante.

Concernant la Convention Territoriale Globale (ex Contrat Enfance Jeunesse), nous souhaitons qu’elle ait un volet fort sur l’enfance et la parentalité dans l’objectif de mieux coordonner les actions et les projets, de les prioriser correctement et donc d’être réellement opérationnels.

Pour nous, il s’agit d’un outil pertinent de par son processus d’élaboration (diagnostic partagé, concertation des différents acteurs, y compris les parents). Cet outil est également intéressant car il fixe un plan d’action sur 4 ans et cela oblige à construire une vision commune pour la petite enfance et l’enfance à Gap ou à l’échelle de l’agglomération.

Enfin, nous proposons de revoir le fonctionnement du CCAS :

  • d’une part au niveau de la gouvernance, afin d’y renforcer la place et la parole des parents,
  • d’autre part au niveau de l’échelon territorial, le CCAS doit être acteur de la mise en place d’une organisation à l’échelle de l’agglomération. En matière de petite enfance, il faut par exemple avoir une vision globale sur l’agglomération du nombre de places d’accueil (crèches, assistant·e·s maternel·le·s…) et se coordonner pour mieux gérer les listes d’attentes et les attributions de places.

Ainsi, nous proposons de travailler à la coordination de l’offre d’accueil sur Gap et l’agglomération, tout en y intégrant les structures d’accompagnement à la parentalité.

 

Quels moyens comptez-vous mettre en place pour déployer localement la Charte Nationale pour l’Accueil du Jeune Enfant ?

L’ensemble des réponses et des propositions rédigées dans ce présent document permettent de déployer et mettre en œuvre localement la Charte Nationale pour l’Accueil du Jeune Enfant. Notre volet du programme intitulé “une ville pour les enfants” s’appuie également sur les principes de la Charte. 

Sur l’offre d’accueil

En travaillant sur l’offre globale d’accueil en crèche sur Gap (municipales, associatives, privée), nous pourrons juger plus précisément de l’urgence d’augmenter le nombre de places en crèche. Il existe des listes d’attente importantes actuellement sur Gap, mais il n’est pas possible d’en avoir une vision globale par manque d’outils. Cette réflexion doit aussi être élargie à l’échelle de l’agglomération.     

Sur les horaires décalés ou horaires atypiques

Nous permettrons notamment aux personnes qui travaillent tôt ou très tard de trouver des solutions de garde.

A Gap, la crèche des Petits Lutins propose des horaires atypiques (très tôt, très tard) mais cette offre semble sous-utilisée. Il conviendra d’en comprendre les raisons (information des familles par exemple). Nous solliciterons les retours des salariés et employeurs des structures à horaires décalés (ex hôpital).

De même, la crèche La Poutinéla propose un accueil en halte-garderie le samedi matin. Ce genre d’initiative sera conforté, voire étendue au samedi après-midi pour les parents qui travaillent ce jour-là.

Sur l’accès à tous 

Nous y accueillerons les enfants dont les parents sont au chômage afin de leur permettre une recherche active d’emploi. 

Sur la formation des personnels Petite Enfance

Nous donnerons les moyens aux personnels municipaux de se former car cela permet de travailler sur :

  • la santé : des personnels régulièrement formés sauront repérer des troubles du développement ou sensoriels (ex surdité), des troubles neurocomportementaux (ex : effets d’une surexposition aux écrans), des signes de maltraitance…
  • l’accessibilité et l’accueil des enfants handicapés de façon personnalisée (en lien avec le CAMSP- centre d’action médico-social précoce)
  • le développement psycho-affectif de l’enfant : des personnels régulièrement formés sauront accompagner les acquisitions motrices, cognitives et sociales des enfants.

Sur l’environnement de l’enfant

Nous voulons lister et limiter autant que possible les perturbateurs endocriniens (produits ménagers, récipients plastiques...).

Nous souhaitons favoriser les sorties extérieures pour que les enfants soient au contact de la nature, participent à des activités extérieures…

Nous veillerons à aménager les espaces pour permettre une vraie mixité, un accès égalitaire à toutes et à tous.

Comment allez-vous soutenir l’ESS à laquelle vous croyez ? Quelle sera concrètement la participation des acteurs, habitants et publics bénéficiaires à vos décisions et vos projets ?

Dans notre programme, les axes de développement économique et les actions prévues pour plus d’équité sociale intègrent pleinement une économie créatrice d’emplois non délocalisables, vectrice d’innovation économique et sociale, misant sur l’ancrage territorial, le décloisonnement et la transversalité. Les filières de formations et d’emplois qui nous voulons développer à Gap (en lien avec l’environnement, les métiers de la montagne, le sport et la culture) sont en cohérence avec les principes de l’ESS tout comme le fait d’être une ville aux côtés de chacun·e (secteurs de la santé, du social, de l’éducation).

Nous comptons, comme pour le reste des thématiques du programme, redonner les moyens aux habitant·es d’agir, favoriser les initiatives citoyennes émergentes.

Spécificité petite enfance

Conventions pluriannuelles

Nous pérenniserons les structures en travaillant avec elles à des conventions pluriannuelles. Cela leur évitera de négocier des subventions chaque année, et leur octroiera ainsi un gain de temps, d’énergie (salariés et bénévoles) et de sécurité budgétaire.

Les appels à projets

Les appels à projet ne devraient pas servir à boucler un budget général. Nous redonnerons les moyens de fonctionnement au sein des conventions pluriannuelles. Nous limiterons le fonctionnement par appel à projet aux cas où la collectivité souhaite susciter des réponses innovantes sur des thématiques très précises.

D’une façon générale, le statut associatif présente d’autres avantages, comme celui de créer du lien entre les parents et les professionnels, ou encore d’impliquer les parents dans la vie et le développement de la crèche.

La santé des populations

S'interroger, travailler et mettre en œuvre des projets autour de la petite enfance fait partie intégrante du volet santé d’une commune : comment accompagner au mieux nos enfants ? Comment accompagner au mieux les parents dans la découverte et l’apprentissage de la parentalité ?

L’accessibilité

La question de l’accessibilité n’est pas uniquement pour les personnes à mobilité réduite, leur accès aux équipements et aux espaces publics. S'interroger, travailler et développer l’accessibilité dans une commune bénéficie également aux familles avec des enfants en bas âge. L’accessibilité c’est aussi avoir accès aux services liés aux besoins de la petite enfance, les modes de garde, l’accompagnement dont on peut avoir besoin en tant que parents.