Aujourd’hui dans notre ville les droits humains sont bafoués, le refus obstiné du maire de Gap de proposer une solution d’hébergement digne et pérenne aux personnes étrangères présentes sur le sol de la commune engendre tensions, humiliations et peur. Certains se retrouvent à la rue, il s’agit pourtant d’enfants, de femmes et d’hommes en péril dont l’espoir est de construire un avenir meilleur.

Il est urgent de reloger tous les habitants du Césaï qui ont été expulsés le 19 août. Il est indispensable d’anticiper de véritables solutions d’accueil pour les personnes étrangères, précaires, sans abri. Les solutions doivent éviter de déplacer à nouveau les problèmes et permettre de répondre durablement aux besoins.

Dans cette période particulièrement singulière, nous sommes convaincus que le respect des droits humains doit l’emporter sur les réticences idéologiques, qu’il est temps de faire primer l’humanité et d’agir concrètement pour toutes les habitantes et tous les habitants de la ville, sans discrimination.

Une autre politique est possible : celle de l’accueil, faisons le choix de l’humanité.